Teinte de cyanotype

Une façon d’altérer la couleur du cyanotype est de le teinter (toning) dans un bain contenant du tanin et désagréger le bleu dans un bain basique.

Le résultat est en général d’un brun chaud, avec quelques minimes variations selon le produit employé (thé, café, etc.)

Ici, j’ai utilisé de l’acide tannique en alternance avec des bains de lessive de soude. Contrairement aux teintes sur papier, la couleur est ici plus chaude et le verre et la lumière rendent la couleur plus vive. Sur cet exemple, la couleur est aussi plus dense car ce photogramme de fougère est doublé par une plaque argentée.

Les bains doivent être faits avec soin, au risque de n’avoir pas une teinte régulière. La qualité du cyanotype du départ est bien sûre aussi primordiale.

Il arrive aussi que la gélatine se désolidarise du support en verre. On obtient alors un décollement assez solide pour être manipulé.

À la différence d’un virage, la teinte va malheureusement aussi colorer les parties « blanches », transparentes sur le verre, faisant perdre du contraste à l’image.

Photogramme d'une fougère, cyanotype sur verre teinté à l'acide tannique
Photogramme d’une fougère, cyanotype sur verre teinté à l’acide tannique
Photogramme d'une fougère, cyanotype sur verre teinté à l'acide tannique
Photogramme d’une fougère, cyanotype sur verre teinté à l’acide tannique
La gélatine en train de se détacher du verre
La gélatine en train de se détacher du verre

La gélatine a pu être transférée sur du papier
Transfert sur papier
Photogramme d’une branche de fenouil. Le rouge est assez dense.
Si on double la plaque rouge avec une bleue, la lumière peine à passer au travers.
Il y a sans doute des effets de bichromie à expérimenter.

Enfin, l’image obtenue étant rouge, même si elle est transparente, elle va pouvoir servir de « négatif », la lumière qui la traverse devenant inactinique. Ici une plaque de test assez sale, mais le résultat est significatif. Je mettrai cette page à jour avec de meilleures expérimentations !